On peut facilement imaginer que dans peu de temps l’histoire de la marque de chaussures lausannoise Baabuk sera racontée dans les colonnes des plus grands magazines de mode. Oui, le succès de ces modèles confectionnés avec de la laine feutrée est largement prévisible. Leur look, leur confort, leur fabrication de qualité sont des valeurs sûres et les débuts de l’aventure extrêmement prometteurs.

Une remarquable détermination

Tout a commencé il y a 6 ans. De retour de Moscou, les parents de Galina offrent à leur fille et à leur gendre une paire de chaussures traditionnelles russes, des « Valenki ». Elles sont hyper confortables et surtout elles peuvent affronter de très basses températures. A l’époque, le couple vit en Suisse mais Dan, le mari de Galina, est expatrié à Jakarta. En Indonésie, Galina a le mal du pays alors pour occuper ses longues journées, la jeune femme se met en tête de s’inspirer des chaussures russes pour créer ses propres modèles. Première étape : la confection de la laine feutrée. Munie de pelotes et de ses mains bricoleuses, elle mélange de l’eau de la laine du savon et frotte. Les premiers résultats ne sont pas très concluants mais Galina ne se décourage pas et persévère. Pour l’aider, elle se met en contact avec une professionnelle basée en Russie et prend des cours à distance via Skype. Ensemble, elles avancent sur le projet et les premières paires de chaussures voient le jour. Quand Galina montre ses modèles, son entourage est emballé et Galina décide de participer à la plus grande foire Outdoor du monde ISPO à Munich. Elle s’y rend et expose une dizaine de modèles sur son stand de 6 m2.

L’originalité de la marque séduit

En Allemagne, une société hollandaise s’intéresse à sa production et lui en achète 900 paires. D’autres commandes tombent et au total elle vend 1500 boîtes. Elle a 6 mois pour livrer la totalité. A cette période, le couple est dépassé par les évènements mais réalise le potentiel de son idée et Dan abandonne son job pour se concentrer sur cette nouvelle activité. Ingénieur de formation, il se met à concevoir des machines destinées à accélérer le processus de fabrication des chaussures. Ils ouvrent une petite usine sur place à Jakarta mais quand ils reviennent à Lausanne, ils la délocalisent au Népal. Le couple veut ensuite élargir sa gamme et proposer des baskets en laine feutrée. Pour financer ce projet, ils lancent une campagne de crowdfunding et demandent CHF 20 000. Ils obtiennent CHF 172 000. C’est inespéré ! Ultra motivés, ils s’occupent à présent de développer leur marque dans les pays scandinaves, l’Allemagne, ont un distributeur au Canada et veulent être vendus au Japon et aux USA. Pour des raisons logistiques notamment, les chaussures Baabuk sont désormais conçues au Portugal. « Tout n’est pas toujours simple quand on monte sa société mais le défi est hyper excitant », explique Galina qui prévoit d’élargir la gamme avec des sacs et d’autres accessoires. Toujours en laine feutrée. C’est la marque de fabrique de Baabuk et ça marche fort… www.baabuk.com

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