Après avoir « roulé sa bosse » et travaillé dans le secteur du digital, Yannick Bazin fonde sa société BY Connect, spécialisée dans l’organisation d’événements professionnels B2B en Suisse et en France. Un succès impensable pour ce quadragénaire à la créativité débordante.

LA GENÈSE

Les journées de travail durent dix heures et se poursuivent tard le soir. Surtout lorsqu’on approche des dates fatidiques. Selon une étude, la profession d’organisateur d’événements fait partie des dix métiers les plus stressants. Mais rien n’arrête le chef d’entreprise qui débute son aventure entrepreneuriale il y a cinq ans. En réalité, il lance un premier événement en 2010 avec Swissgento « J’ai eu du plaisir à le faire, beaucoup plus que de conseiller des clients, mais je n’envisageais pas de poursuivre, je ne pensais pas pouvoir en vivre », raconte l’entrepreneur avec beaucoup de modestie. Yannick Bazin n’est surtout pas préparé à cette ascension fulgurante.  Au même moment une opportunité est à saisir. Il existe déjà un salon sur le e-commerce à Genève mais l’événement s’arrête. Yannick Bazin décide alors de reprendre le concept et le renomme « le salon eCom », dédié au e-commerce, digital, web, e-marketing et mobile. Le succès de l’événement composé d’expositions, keynotes, conférences et demos solutions est déjà au rendez-vous dès la première année, si bien que l’organisateur décide d’enrichir son programme. Parallèlement il développe chaque année un  nouveau salon. On retrouve le SMARC (marketing et relations clients), le SITB (logiciels), et le petit dernier qui sera inauguré pour la toute première fois cette année le Swiss POS ( retail et points de vente). « J’ai encore bien d’autres projets qui se trament dans ma tête, mais c’est mon équipe qui me freine un peu, sinon je ne m’arrêterai jamais », souligne le chef d’entreprise.

LA SUCCES STORY

« Inconcevable ! » C’est le mot qui lui vient à la bouche pour décrire son business depuis sa création en 2011. «  En cinq ans, nous sommes passés de 30 à 250 exposants et de 600 à 4000 visiteurs.» Alors Yannick est le premier à motiver les graines d’entrepreneurs. Son expérience le pousse à réveiller les envies de chacun pour qu’ils puissent oser. Mais son côté très terre à terre revient vite au galop et insiste sur l’investissement que cela représente. « On est plus pauvre quand on crée une société que lorsque l’on est salarié. Au départ il faut faire une croix sur les salaires », relate le chef d’entreprise. Aujourd’hui l’homme d’affaires vit confortablement et n’hésite pas à le dire. Mais pour arriver jusqu’ici il a fallu travailler dur. « Pendant trois ans j’étais tout seul avec des apprentis qui m’épaulaient. En 2014 j’ai recruté trois personnes, sans elles je ne suis rien. J’ai appris à déléguer, c’est une très bonne chose », confie-t-il. Parfois, et il le reconnaît, l’homme d’affaires est un peu strict avec ses collaborateurs « C’est ma façon de m’exprimer, je ne sais pas si c’est la bonne solution. Je veux tellement que les choses soient bien faites alors je peux pousser un petit coup de gueule ! Mais je les considère comme mes petits ! » Humble de sa réussite, l’homme ne mesure pas vraiment son succès «  Ce sont les autres qui m’en font prendre conscience. » Aujourd’hui le patron aspire à poursuivre son activité et à créer de nouveaux salons. Mais pas éternellement ! Pour Yannick Bazin un entrepreneur c’est cyclique « Dans cinq ans ma société sera vendue. Je passerai la main. Je rêve de m’installer en Espagne pour continuer dans ce domaine ou peut-être faire tout autre chose », raconte t-il en souriant. www.by-connect.com